Lectures

23 novembre 2017

Souvenirs de la marée basse

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« Souvenirs de la marée basse »

THOMAS Chantal

(Seuil)

 

Le Lecteur ne s’est jamais senti à l’aise dans ce roman. Roman dans lequel il est beaucoup question de Jackie, la mère de Chantal Thomas, une femme qui s’essaya pratiquement jusqu’au terme de son existence à se réaliser dans la pratique de la natation. D’Arcachon jusqu’à Menton. S’élançant vers le large comme pour partir à la conquête d’une liberté que famille et société lui refusent. Ouvrant ainsi de courtes mais vitales parenthèses dans une existence par ailleurs plutôt morne. Ce que du moins a ressenti le Lecteur au fil des pages.

« La gaieté vient de la mer. Elle danse dans le mouvement des vagues. Elle se relance à leur agitation continuelle. Et même quand on ne sait pas nager, même pour qui, venu de la campagne, excursionne une journée à la mer, faire quelques pas dans l’eau, le bas du pantalon ou la jupe retroussée, rend joyeux. On s’accroche les uns aux autres, on trébuche, une vague vous asperge, on pousse des cris. On ferme ses doigts sur l’eau, elle coule, s’enfuit. L’eau ne se possède pas. Et nous de même : lorsque nous entrons dans l’eau, nous ne nous possédons plus. »

 

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21 novembre 2017

La petite danseuse de quatorze ans

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« La petite danseuse de quatorze ans »

LAURENS Camille

(Gallimard)

 

Edgar De :gas. La statue en cire de la petite danseuse. Petit rat à l’opéra Garnier. Un opéra que le peintre, impressionniste à l’insu de son plein gré, fréquentait assidument, en quête de modèles, beaucoup plus semble-t-il (telle sera du moins la conviction de Camille Laurens) pour son travail d’artiste que pour la triviale satisfaction de « nécessités » que la bonne société bourgeoise de la seconde moitié du XIX° siècle ne désavouait pas. Bien au contraire. Les dits bourgeois se pressaient dans les salons de ce haut lieu de la danse afin de s’y offrir de la chair fraîche, des gamines à peine pubères.

Camille Laurens raconte le peu du temps de la vie du petit rat qui servit de modèle à Edgar Degas. Marie Geneviève Van Goethem, selon l’état-civil, d’origine belge par ses mère et père. Parisienne cependant, puisque la misère semblait alors plus supportable à Paris qu’à Bruxelles. Deux sœurs, passées elles aussi et selon la volonté de la mère par le palais Garnier. Et donc le dévolu jeté sur Marie par Edgar Degas. Et donc la statue en cire mille fois remodelée par l’artiste.

Camille Laurens a tenté de retrouver la trace du petit durant la période qui suivit la présentation de l’œuvre, après que cette œuvre eut soulevé une multitude de commentaires et de critiques contradictoires. En vain. Rien ne subsiste de Marie. Sauf les infimes traces de sa rencontre avec Degas. Avec la seule certitude que cette malheureuse enfant traversa des temps qui ne concédaient rien aux damnés de la terre.

Pourquoi cette quête. Camille Laurens le révèle (sans que le Lecteur en ait la certitude) dans les pages où elle évoque ses ancêtres, dont Marcelle Jeanne, son arrière grand-mère qui, au début du XX° siècle, fut mentionnée comme « domestique » sur un quelconque document officiel. Beaucoup plus tard, Camille Laurens suivit à son tour des cours de danse. Le petit rat n’atteignit jamais au firmament d’un art que l’on dit exigeant.

« Moi je continue d’aimer la danse, surtout contemporaine ; la magie des tutus et des pointes est passée, pas celle des corps en mouvement. Je suis abonnée, comme l’était Degas, à des spectacles de danse, je n’y retourne pas trente soirs de suite comme il pouvait le faire, mais il m’est arrivé d’en revoir certains quatre ou cinq fois. J’aime être devant, le plus près possible de la scène, pour voir le visage des danseurs, des danseuses, leurs corps luisants, leurs tremblements. La danse me fait pleurer souvent, je ne sais pas pourquoi. Peut-être est-ce l’art qui me dit le mieux que je suis vivante. Ou bien me permet-il seulement de danser sur mes deuils. »

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20 novembre 2017

Une embellie

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« Une embellie »

JOUBERT Jean

(Actes Sud)

 

Roman publié en 1996 dont l’Auteur vivait et travaillait en une contrée proche de celle où le Lecteur venait de s’installer. Une contrée proche ou assimilable à la zone littorale qui borde la Camargue et le delta du Rhône. Là où viennent en quelque sorte se réfugier Thomas et Diane au lendemain de la prise du pouvoir, en France bien évidemment, par les fascistes et les militaires. La jeune vingtaine tous les deux. Thomas, brillant étudiant, fuit les nouveaux maîtres du pays et leurs sbires. De son côté, Diane fuit on ne sait quoi. Diane brouille les pistes sur son identité réelle. Durant les quelques semaines d’un été flamboyant, ils unissent leurs destinées sur une plage désertique qu’ils baptisent « Libertad ». Vivant de peu, Ils se découvrent l’un l’autre, se rapprochent, s’aiment.

L’été s’achève. La réalité politique se rappelle à eux. Ils sont repérés, dénoncés puis arrêtés et donc séparés. Lorsque, deux ans plus tard, la dictature s’écroule, Thomas est aussitôt libéré. L’énigme Diane ne sera pour autant pas résolue.

Jean Joubert en isolant ses deux jeunes personnages, en les transférant sur un territoire a priori protégé des violences et de l’arbitraire crée-t-il l’illusion qu’il serait possible, dans une démarche individuelle, de préserver ne serait-ce que le temps d’une saison la liberté de vivre à la périphérie d’un système totalitaire ? Le Lecteur ne le croit pas. Le paradis que se construisent Thomas et Diane n’est que provisoire. Tout autant que l’est cet été au cours duquel ils auront peut-être cru échapper au pire.

« Ainsi nous oublions le monde et ses turbulences, et nous devenons peu à peu des sauvages. De bons sauvages ? Je ne sais pas, mais en tout cas des sauvages heureux. »

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17 novembre 2017

La malédiction d'Edgar

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« La malédiction d’Edgar »

DUGAIN Marc

(Gallimard) 

 

« Edgar fut inhumé comme un chef d’Etat. D’une certaine façon il avait été plus que cela. Alors que les mandats de président n’excèdent pas huit ans à l’exception de celui de Roosevelt pour des raisons exceptionnelles, le sien avait duré quarante-huit années sans jamais croiser le regard des «électeurs, sans jamais être l’otage de leur ingratitude. Loin de la scène électorale, il avait été le grand régisseur de cinq décennies de vie politique américaine. »

Découverte tardive (parution en 2005) d’un roman qui raconte la carrière de John Edgar Hoover, patron du FBI de 1924 à 1972. Souvenirs personnels, fiches de renseignement, témoignages, enregistrements d’écoutes téléphoniques, coupures de presse nourrissent le témoignage de Clyde Tolson qui fut durant ce temps long de l’histoire son assistant mais aussi son amant.

Le Lecteur a pris plaisir à feuilleter une sorte d’album dont la seconde partie lui fut familière puisqu’elle chevaucha ses années de jeunesse et donc l’essentiel de ses engagements (vie et mort des Kennedy,  McCarthy, Cuba et Viet Nam, Nixon et Watergate…). Mais dans une approche typiquement française, avec cette façon si particulière de lire et d’analyser l’histoire. Le livre refermé, le Lecteur n’est nullement certain que John Edgar Hoover ait vraiment ressemblé au portait qu’a peint Marc Dugain. Mais la dite histoire n’étant qu’un « aliment » littéraire, il ne lui fut jamais déplaisant de patauger dans la boue de tous les mauvais coups perpétrés par l’ancien patron du FBI.

« Ne pas définir de limites était pour nous le seul moyen de faire entrer qui nous souhaitions dans ce spectre moralisateur et de marginaliser les récalcitrants. Le communisme, c’était tout ce qui ne respectait pas la croyance en un Dieu unique et blanc veillant sur un Etat garant de la libre entreprise, offrant la réussite sociale à toute personne qui en valait la peine. Nation récente peuplée d’immigrants de toutes origines, nous ne pouvions, moins encore que tout autre, tolérer qu’on mine une morale fondatrice qui était notre seul ciment. »

 

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16 novembre 2017

Les conséquences

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« Les conséquences »

WEIJERS Nina

(Actes Sud)

 

Roman initiatique. La vie. L’art. Une jeune femme à peine sortie de l’école des Beaux Arts d’Amsterdam acquiert une relative notoriété au sein de la société des marchands. Maîtresse d’un photographe, elle découvre des reflets d’elle-même, quelques mois après leur rupture, dans une revue de mode. Elle va alors engluer ce même photographe dans un processus de dépendance dont il n’est nullement certain qu’elle puisse sortir elle-même indemne. D’autant moins que de sa naissance jusqu’à son adolescence, ses propres « fragilités » laissèrent en elle d’indélébiles cicatrices. Ses retrouvailles avec le médicastre qui avait autrefois ramené à la vie le bébé prématuré qu’elle fut l’entraînent sur les voies d’un possible, quoiqu’incertain, épanouissement.

Roman « psychologique » ? Quel sens donner à une vie qui avait bien failli ne jamais commencer ? Le Lecteur est perplexe. Un roman dans l’air du temps ? De toute évidence, un roman bien construit et une Auteure qui sait user de thématiques à la mode. Ne les récusant pas. Les inscrivant comme des éléments constitutifs des normes contemporaines. Une éventualité de fuite en avant qui sert de conclusion au roman.

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15 novembre 2017

Crépuscule du tourment

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« Crépuscule du tourment »

MIANO Léonora

(Grasset)

 

 Un flamboyant déferlement d’images destinées à exprimer la multitude des sentiments, souvent contradictoires, qui sont ceux des femmes africaines. Du moins de celles qui donnent chair à ce roman. Quatre récits se juxtaposent, quatre récits menés au pas de charge par une Auteure dont la fréquentation confère un souffle de vie d’une puissance exceptionnelle.

A travers chacun des quatre personnages, c’est Léonora Miano qui transparaît et se met en scène. Dans les débordements de leurs colères face aux mensonges, à l’hypocrisie, aux lâches renoncements des Puissants qui régentent ce continent (qu’un Insignifiant Roitelet prétendit priver d’Histoire), là où de prétendues élites accompagnent, comme le firent quelques-uns de leurs ancêtres, le « néo » colonisateur, si peu différent lui aussi de ses ancêtres à lui. Dans le lent et tortueux cheminement de quelques femmes qui s’essaient, avant de s’émanciper, à conquérir le peu de liberté nécessaire à leur mise en mouvement. Dans la survie d’une vraie culture, celle dont les racines s’enfoncent dans la nuit des temps, parmi les espaces qui furent le berceau d’où émergea l’humanité, une culture mère de toutes les cultures.

« Nous sommes là malgré tout. Nous refusons de nous éteindre. Nous n’avons pas dit notre dernier mot. Nous ne sommes pas prêts à exhaler l’ultime soupir. C’est pourquoi je remplis ma mission avec sérieux et obstination. C’est le sens de mon existence : trouver le moyen de restaurer notre vision du monde. Nous restituer l’usage de la parole. C’est dans ce but que je transmets ce que je sais à qui veut l’entendre… »

Ce roman-ci s’interdit la profusion des bons sentiments. Il frappe. Il cogne. Il perturbe. Il peut laisser perplexe, mais jamais indifférent. Il dénonce. L’esclavagisme et le colonialisme. Le racisme. Il n’apaise ni ne séduit. Il appartient à cette catégorie des œuvres nécessaires à la construction d’une Humanité qui soit une dans la multitude de ses diversités.

« … les gens ne se rendaient même pas compte de leur comportement, ils ne voyaient pas, cela tombe sous le sens, les traits de leur visage se défaire en présence des Noirs, rester désunis quoiqu’ils fassent pour se recomposer une mine quand, sur leurs faces perturbées, l’embarras prenait diverses formes, celle de la culpabilité, celle de la condescendance, celle de la certitude de nous être supérieurs dans tous les cas, c’était cela par-dessus tout qui m’horripilait, cette chose désormais ancrée dans l’inconscient blanc, il n’y a pas d’autre mot pour désigner ce virus, cette maladie de l’esprit qui fait que, confronté à une différence superficielle, celle de la couleur, on éprouve le sentiment d’une altérité négative… »

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14 novembre 2017

L'Ultime Humiliation

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« L’Ultime Humiliation »

GALANAKI Rhéa

(Galaade)

 

« … cette femme-minotaure se nourrirait pendant des siècles de la chair de jeunes gens, filles ou garçons, comme s’il fallait toujours punir la jeunesse pour sa beauté en déclenchant des guerres et des catastrophes dont elle n’était pas le moins du monde responsable. »

Superbe roman qui plongea le Lecteur dans la tragédie grecque. La tragédie contemporaine. Celle d’un peuple réduit en esclavage. Par la conjonction  du diktat de la Troïka et de la servilité de ceux qui, à Athènes, avaient conquis le pouvoir sur la fallacieuse promesse de résister à la dite Troïka. Un peuple humilié. Un peuple d’assistés, de mendiants, d’ilotes, contraint de se contenter du quasiment rien.

Deux femmes âgées. Retraitées. Issues de ce qu’il est convenu d’appeler les couches moyennes. Avec leurs maigres pensions qui se réduisent d’année en année, elles survivent dans un appartement délabré. Plus que pauvres mais dignes. Ayant l’une et l’autre renié le prénom qui leur fut attribué à leur naissance. Se faisant désormais appeler Tirésia et Nymphe, des références à ce que fut la Grèce et à la place qu’elle continue à occuper dans la culture européenne. Deux femmes, emprisonnées entre des murailles suintantes, à la périphérie des beaux quartiers d’Athènes. Deux femmes placées sous la tutelle du Patriarche, médecin véreux et ami de l’ex époux d’une de ces deux femmes, un politicien corrompu à la manière grecque. Deux femmes qui un beau jour s’évadent et s’en vont prendre le pouls des manifestations violentes qui embrasent Athènes. Manifestations dont Oreste, le fils d’une des deux femmes, est un acteur engagé. Tandis que le fils de leur « gardienne » milite du côté des forces fascistes.

Le Lecteur résume. De manière abusive et peut-être caricaturale. Alors que ce roman, en ces instants où il rédige sa note, l’imprègne et le nourrit, transférant en lui cette substantifique moelle qui ne peut provenir que des œuvres essentielles. Essentielles, donc vitales pour ceux qui n’abdiquent ni ne renoncent.

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13 novembre 2017

Babylone

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« Babylone »

REZA Yasmina

(Flammarion)

 

Gentillet. Propret. Conforme.

Le Lecteur a lu.

Puis il s’est assoupi.

Et lorsque ses yeux se sont rouverts, il avait déjà tout oublié.

Ou presque.

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12 novembre 2017

L'histoire des nuages

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« L’histoire des nuages »

ENZENSBERGER Hans Magnus

(Vagabonde)

 

99 méditations jalonnent cet ouvrage bilingue. 99 poèmes. Le Lecteur a accompli en son grand âge l’incroyable effort  de s’atteler à la découverte d’une bonne vingtaine d’entre eux dans la langue de l’Auteur. Pour établir ce terrible constat : il s’est défait de l’essentiel du peu qu’il maîtrisait de la langue allemande. Mais dépassé le stade de la souffrance, il ne renie rien du plaisir que lui ont procuré ses approches des textes concoctés par le vieil anar à l’humour corrosif, avec ses émouvantes intrusions dans tant de questionnements contemporains. Ainsi ce « Sans-papiers » (« Ohne Papier »), boulevard de Port-Royal, mars 1999.

« Calmes conversations chez le poète au quatrième étage

enfoui sous la neige de ses manuscrits,

des périodiques sur la table, au mur

de silencieux classiques sur papier bible, résistant

et fin comme des pelures d’oignon.

 

Sur le boulevard, dehors, tambours,

véhicules d’intervention, porte-voix, danseurs,

des enfants qui braillent et des femmes

comme des reines en robes africaines,

à la recherche d’un bout de papier. »

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10 novembre 2017

Les luttes et les rêves

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« Les luttes et les rêves »

ZANCARINI-FOURNEL Michelle

(Zones)

 

Sous-titré « Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours », ce monumental ouvrage a passionné le Lecteur. Lui qui s’interroge depuis si longtemps sur le si peu de place que tant d’historiens accordent aux peuples dans leurs récits et dans leurs analyses. Donc une mise en parallèle plus qu’utile : nécessaire. Du moins à ses yeux. D’autant plus nécessaire que l’Auteure n’enclot pas sa narration des « luttes » dans le seul périmètre hexagonal. Elle rappelle avec beaucoup de pertinence ce que fut la France esclavagiste et colonialiste, les crimes perpétrés mais aussi les luttes des victimes de ces pratiques atterrantes qui constituèrent toutes des « crimes contre l’humanité ».

Donc un ouvrage bien documenté, riche en précisions, mais qui généra un malaise chez le Lecteur lorsqu’il se confronta à la période contemporaine, celle qui correspond à sa propre histoire et à ce qu’il a gardé en sa mémoire de ces luttes tant contre l’oppression capitaliste que celles qui accompagnèrent l’émancipation des peuples colonisés. Michelle Zancarini-Fournel lui a en effet donné l’impression de surévaluer le rôle et la place de certains milieux liés à l’église catholique et de minorer celui des gauches marxistes. Alors qu’il lui semble que les premières résultèrent d’abord et avant tout des mouvements engagés par les secondes. Alors que la hiérarchie catholique accompagna et soutint aussi bien l’exploitation capitaliste que le colonialisme franchouillard et les pires des régimes autoritaires. Choix idéologiques ? Le Lecteur se pose la question.

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