Lectures

26 février 2017

I Love Dick

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« I Love Dick »

KRAUS Chris

(Flammarion)

 

Possible d’imaginer que ce roman pourrait ressembler à une remise au goût du jour de « Jules et Jim ». Un produit littéraire éminemment contemporain qui met en scène un couple qui reconnaît bien volontiers : « Ce doit être le vent du désert qui nous est monté à la tête cette nuit-là ou peut-être le désir de romancer un peu nos vies. » Soit donc d’introduire Dick dans ce qui n’est plus leur histoire d’amour, mais si banalement leur confortable vivre ensemble. « Je t’en veux vraiment, Dick. Entrer par effraction dans nos vies. Je veux dire, avant cette nuit-là, entre Chris et moi, ça marchait bien. Ce n’était peut-être pas la passion mais c’était confortable. »

Loin d’Emma Bovary. La déferlante des messages via les machineries électroniques crée l’illusion de la naissance de l’amour, alors qu’il ne s’agit que d’une construction intellectuelle à laquelle participe le mari. Un récit habile, roublard, mais somme toute assez conforme à la marge duquel, passées les cinquante premières pages, le Lecteur se tint sur la réserve.

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24 février 2017

Les roses blanches

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« Les roses blanches »

JOUANARD Gil

(Phébus)

 

« Juliette fut sans nul doute l’un des épouses les plus invivables et l’une des mères les moins supportables qui aient existé, quoiqu’elle disposât d’indéniables qualités de fonds. » Voilà à quoi s’attelle le roman (vrai) de Gil Jouanard : brosser le portrait de sa mère. Juliette. A travers la multitude des souvenirs. Par touches successives. Dans le respect de la chronologie. De sa naissance dans le Gévaudan jusqu’à sa mort en Avignon. L’extrême misère à la fois matérielle et culturelle qui prévalait au sein de sa famille. Les tentatives désespérées pour échapper à une destinée de repli et d’enfermement. Les farouches combats pour donner corps aux rêves les plus insensés. Dont ce court séjour aux USA au lendemain de la seconde guerre mondiale, séjour dont Juliette garda des souvenirs éblouis. Son étonnante capacité d’adaptation, grâce à laquelle elle fut en mesure de vivre et de travailler en Allemagne, toujours au lendemain de la même guerre. Révoltée. Versant bolchevique. Elle qui, catholique d’origine, avait épousé en premières noces, un protestant d’origine, bolchevique et militant, donc résistant lorsque cela devint nécessaire. Mère de l’Auteur puis d’une fille qui devint hôtesse de l’air. Morte d’Alzheimer. « Juliette est d’un monde qu’elle aura passé sa vie à récuser, à barbouiller de suie, à raturer, à condamner aux oubliettes ; un monde qui, pour se venger, ne lui aura pas laissé une minute de répit. »

Le Lecteur résume à grands traits cette œuvre à laquelle il fut très sensible. Une sensibilité due au fait que voilà une trentaine d’années de cela, il frôla Gil Jouanard et conversa en deux ou trois occasions avec un écrivain qu’il avait arbitrairement rangé dans la seule catégorie des Poètes ? Peut-être. Mais ces « Roses blanches », celles de la chanson que Juliette entonna tant de fois, méritent beaucoup mieux que la simple mention due à une vague et lointaine « connaissance ».  Elles offrent un très beau moment d’humanité via cette approche évidemment littéraire. Une « belle » vie, marquée du sceau des souffrances, des combats, du refus de la résignation, des contradictions (assumées ou non). Un roman « vrai » sans la moindre trace de pathos, un roman de la mémoire nécessaire à qui veut cheminer en disposant de quelques repères utiles.

« Soyons donc, hélas a posteriori, plus lucides qu’ils ne le furent, et ne tergiversons pas plus qu’il n’est raisonnable, quelle que soit la dureté du diagnostic postopératoire qu’il convient de dresser : Paul (le premier marie de Juliette, le parpaillot) était un bel homme, débonnaire quoique sanguin, à la fois hardi dans son attitude publique et, malheureusement, d’une grande faiblesse pour tout ce qui touchait à la sphère privée, ce qui ne fut pas sans effets déplorables. Juliette, pour sa part, sans être affectée d’une laideur rédhibitoire, était plutôt mal bâtie et proposait au monde et à l’univers entier un tempérament, une nature et un caractère aussi rébarbatifs que décourageants. Pour ce qui est du physique, elle disposait certes de seins monumentaux, dotés de surcroît d’une fermeté de granit margeridois ou de basalte aubracois, et de fesses rebondies à souhait ; mais sa silhouette était de ce type court sur pattes et râblé que le Massif central, fidèle à son passé aurignacien et chanceladéen, produisait à coup de généreuses et prolifiques giclées spermatiques en ce temps-là. »

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22 février 2017

Les âmes rouges

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« Les âmes rouges »

GREVEILLAC Paul

(Gallimard)

 

Travail thésardeux plus que vraiment littéraire. Le monde intellectuel soviétique. Entre soumission (pour l’immense majorité de ses acteurs) et rébellion et dissidence (pour une infime minorité). Point de révélations qui aient été en mesure de retenir l’attention du Lecteur. L’accumulation d’informations connues depuis très longtemps. Reproduites avec un brin de manichéisme, sans une véritable approche humaine. Même si les deux personnages « littéraires », le Censeur et le Dissident, ne manquent pas de pertinence et (peut-être ?) d’authenticité. Il manque à l’Auteur l’approche des réalités parfois complexes qui émanaient du « socialisme réel », des contradictions qui émergeaient tant du côté des Censeurs que de celui des Dissidents. Un Auteur qui ne marcha pas dans les rues du Moscou ou du Berlin (Est) de l’autre temps, ce qui lui interdit de concevoir que derrière les murs d’immeubles aux façades « de crépi crème, propre(s), ennuyeuse(s), anonyme(s) » vivaient des êtres humains de chair et de sang difficiles de réduire à quelques clichés conformes. Clichés qui conduisent Paul Graveillac à reprendre à son compte, par exemple, la thèse simpliste d’un Aragon ayant endossé à tout jamais le costume du stalinien pur jus.

Reste un roman historiquement utile pour celles et ceux qui abordent à cette période et s’essaient à démêler le vrai du faux. Mais un roman sans vraie qualité littéraire. Jamais ennuyeux, certes. Mais rarement en mesure de susciter la passion.

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20 février 2017

Le nouveau nom

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« Le nouveau nom »

FERRANTE Elena

(Gallimard)

 

Le Lecteur ne sait trop comment traduire sa perplexité. Face à ce que tant d’érudits présentent comme un nouveau monument de la littérature, une œuvre qu’il serait vil et méprisable de ne pas installer sur un piédestal. La première partie de ce qui constitue une saga, « L’amie prodigieuse », ne lui avait pas laissé un impérissable souvenir, même si elle avait suscité son intérêt et fait naître une attente. Tant il est vrai que les trajectoires personnelles des deux personnages féminins, adolescentes issues des milieux populaires napolitains, leurs tentatives pour échapper à des destinées écrites par avance (mariages, enfantements, pauvreté, soumission) n’avaient évidemment pas laissées le Lecteur indifférent. Cette seconde partie raconte leur entrée dans l’âge de femme,  dès le milieu des années soixante de l’autre siècle. Lila, tôt mariée avec Stefano, mais dont l’union est vouée au naufrage. Mais qui toutefois change de nom, au sens légal de la chose. Elena, en dépit de quelques moments d’incertitude, poursuit son parcours scolaire avant de s’engager dans un cursus universitaire. La première reste engluée dans la pourriture napolitaine, malgré ses tentatives pour s’en extraire, ses velléités pour reprendre des études qui s’annonçaient brillantes. La seconde s’extrait de ce milieu, au prix d’efforts considérables, dans une Italie où il est bien difficile de sa façonner une identité lorsque l’on est une femme née dans la grande ville du sud.

Et puis, il y a les tentatives d’émancipation à l’égard des mâles. Brutaux et incultes. Cupides. Soumis à l’autorité des mafieux. Lila trompe Stefano avec le brillant étudiant dont elle s’évertue à partager les coups de cœur littéraires (voire même de les anticiper). Elena perd sa virginité avec l’adipeux papa du brillant étudiant. L’une et l’autre dénouent et renouent les liens d’une amitié conflictuelle, qui les rapproche et les éloigne au gré des circonstances.

Donc un roman plus touffu que dense, et qui semble reproduire le schéma de construction de la première partie. D’où, chez le Lecteur, l’émergence progressive d’une part d’ennui. La certitude de ne pas se laisser surprendre, de s’engager sur un itinéraire déjà balisé. Même si  les deux personnages féminins, Lila et Elena, s’avèrent toujours aussi attachants. Les reflets de Naples, la complexité sociale, culturelle et politique de la cité, les contrecoups des bouleversements qui se produisent de par le vaste monde semblent trop souvent ne relever que la simple anecdote, sans influer sur les évolutions réciproques des deux jeunes femmes.

Il reste désormais au Lecteur à s’atteler à la découverte de la troisième partie dont la publication est annoncée par une campagne d’affichage qui semble indiquer que cette saga constitue une mine d’or pour l’honorable et vertueuse maison Gallimard.

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17 février 2017

Aquarium

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« Aquarium »

VANN David

(Gallmeister)

 

Caitlin, une gamine d’une douzaine d’années. L’aquarium où elle se réfugie chaque soir, après l’école, jusqu’à l’heure où sa mère la récupère au terme d’une longue et épuisante journée de travail. Sa passion pour les poissons. Une passion qu’elle partage avec un vieil homme, rencontré a priori par hasard devant l’une des vitrines. Sinon, une existence modeste. Pas de famille. Quelques amants éphémères pour une mère aimante mais qui dissimule de douloureux secrets. L’hiver. La froidure. Une ambiance glauque. « Pardon. Je ne ferai jamais de mal à personne, bien sûr. Mais ça te semble juste, à toi, d’être pauvre ? » Jusqu’au jour où il s’avère que le vieil homme et la maman ont un passé commun. Dès lors, la dramaturgie s’emballe. La violence, d’abord insidieuse, très vite ne se contient plus. Et c’est Caitlin qui va tenter de désamorcer la crise. Alors que cette violence atteint à son paroxysme. Reflet d’une Amérique qui s’est désentravée du rêve ? A travers l’approche personnelle que David Vann développe au fil de ses romans ? Le Lecteur s’en tient à son rôle d’observateur.

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15 février 2017

L'effacement

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« L’effacement »

TOUMI Samir

(Barzakh)

 

Un homme. La quarantaine. Son reflet s’estompe peu à peu des miroirs. Fils d’un moudjahid, un des héros de la guerre d’indépendance puis personnage important au sein du jeune pouvoir algérien. Fonctionnaire, l’homme sans reflet est suivi par un thérapeute. « Le Docteur B. s’est attardé sur les origines et les effets encore mal connus de la maladie, avant de conclure que le seul remède était de suivre une psychothérapie, ce qui me permettrait d’identifier les causes réelles de cet effacement. » Donc une immersion dans les souvenirs, les tentatives pour faire émerger la personnalité du père, ce héros décédé mais grâce auquel il occupe un emploi sans grand intérêt au sein d’une société nationale. Avant une tentative de fuite loin d’Alger, l’illusion de pouvoir retrouver à Oran l’essentiel de ses apparences mais aussi, et peut-être, de sa réalité.

Un court et passionnant roman à cheval sur l’Algérie qui fut, celle des pères fondateurs, et l’Algérie telle qu’elle est devenue. Entre les espoirs nés au lendemain de l’indépendance et la grisaille d’un morne quotidien qui n’ouvre pas de perspectives aux nouvelles générations.

« Je ne voulais plus réfléchir, ni ressentir quoi que ce soit, juste me fondre à nouveau dans mon quotidien. Me lever le matin, prendre ma voiture, aller au travail, rédiger mes notes de synthèse, faire mes courses, rentrer à la maison, dîner avec ma mère, l’embrasser sur le front, rejoindre mon lit, dormir au son de France 24, dire bonjour et au-revoir, limiter les contacts, économiser les mots, sourire, hocher la tête, se taire, être le fils-sans-histoires, le fils-poli, le fils-de-mon père… »

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13 février 2017

Crue

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« Crue »

FOREST Philippe

(Gallimard)

 

Roman gnangnanteux. Toutefois servi par une écriture académiquement irréprochable. Ce qui n’a évidemment pas suffi à convaincre le Lecteur. Qui observa la montée des eaux à la périphérie d’une cité sans nom. Crue qui intervint après que le narrateur eût longuement expliqué le pourquoi de sa modeste présence en ce quartier populaire, là où il se lia d’amitié avec un matou avant que de vivre une brève passion nocturne avec une pianiste. Du convenu. Une lecture post-réveillon qui eut toutefois l’avantage d’engourdir le Lecteur et de l’enclore dans de longues périodes d’un sommeil réparateur.

 

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10 février 2017

Ensemble séparés

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« Ensemble séparés »

BOLGER Dermot

(Joëlle Losfeld)

 

 Saisissant tableau de l’Irlande contemporaine, lorsque les affairistes et les spéculateurs s’en donnent à cœur joie et réalisent de juteuses opérations immobilières. Les temps bénis de l’argent roi. Avant que ne survienne la crise dont les effets seront dévastateurs. Ronan et Chris sont de vieux amis. Ils s’associent, du moins le pensent-ils, pour le meilleur, la construction d’une maison sur un bout de terrain dont ils sont les propriétaires. Ronan, flambeur, bourreau des cœurs en ses vertes années. Chris, qui rêve d’une vaste demeure conforme à ce qu’il croit être l’attente d’Alice, son épouse, et qui participera en vain à de nombreuses enchères lors de ventes immobilières. Ronan a réussi à convaincre son voisin et ami de se lancer avec lui dans l’aventure. Sur le mode irlandais d’alors. Dans l’ignorance de toutes les règles qui avaient prévalu jusqu’alors.

« Ceux de la génération de Ronan qui étaient restés durant les mornes années quatre-vingt et quatre-vingt-dix avaient pris des risques, achetés des maisons victoriennes décrépites… pour cent mille livres irlandaises et avaient vu leur valeur s’envoler jusqu’à trois ou quatre millions d’euros, des types farcis d’hypothèques et qui sentaient le vomi de bébé, obligés de supporter les sarcasmes d’aspirants Geldof… Ceux qui étaient restés en Irlande avaient refaçonné la république bananière de Geldof, fait pression pour obtenir des subventions européennes et des emplois dans des compagnies basées aux Etats-Unis, transformé le système d’imposition des entreprises afin de satisfaire les majors américaines et de contrarier l’administration d’outre-Atlantique, permis aux multinationales de discrètement abriter leurs profits dans une capitale européenne soudain très à la mode… »

Dermot Bolger brosse un tableau « édifiant » de la dérive capitaliste qui conduisit l’Irlande à la ruine. A travers ses deux personnages, si différents l’un de l’autre, mais si pareillement perméables aux discours pervers adossés à l’idéologie dominante. Des vaincus en devenir, mais qui persévèrent dans leur aventure insensée. Un éventuel salaud et une victime aveuglée par son désir d’offrir à la femme qu’il aime une vie meilleure, une vie conforme aux modèles dominants. Ce roman appartient à la catégorie à laquelle le Lecteur aime se confronter, ceux qui mettent à nu les turpitudes qui abîment tant d’êtres humains, turpitudes au cœur desquelles l’argent occupe une position centrale.

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08 février 2017

L'été arctique

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« L’été arctique »

GALGUT Damon

(L’Olivier)

 

Damon Galgut n’a pas donné l’envie au vieux Lecteur de découvrir l’œuvre littéraire d’Edward Morgan Forster, un écrivain anglais du début du 20° siècle, contemporain d’Henry James, de Virginia Woolf et de D.H. Lawrence. Mais il s’est réjoui de parcourir ce qu’était alors l’Empire Britannique et tout particulièrement l’Inde où Forster séjourna auprès de l’homme dont il s’était épris. De l’Egypte aussi qui elle n’appartenait pas à l’Empire mais où ses compatriotes réalisaient de bien belles affaires. Les longs voyages d’alors. Le regard de l’homme « civilisé » sur les « peuplades » indigènes, leur mode de vie. Dédain et mépris. Brutalité des colonisateurs. Tout ce qui confère son véritable intérêt à ce qui s’apparente à une biographie. Laquelle biographie retrace également les tourments de l’homme qui assume peu à peu son homosexualité mais qui se heurte à l’hypocrisie de ses contemporains, au rigorisme moral qui le contraint au camouflage.

« Dans la vie quotidienne, il existait une ligne invisible, pratiquement sous vos pîeds, qu’il était facile d’enjamber par mégarde. Et la force d’attraction de la séduction rendait la chose particulièrement dangereuse. Il le ressentait fréquemment, surtout à cette période de son existence. Sans prévenir, son corps était soumis à des accès de désir tellement extrêmes qu’il n’y avait apparemment aucune raison d’ y résister. Un jour, ayant croisé dans la rue un soldat au regard vide et indifférent, il s’était mentalement représenté les parties intimes de l’homme, une image d’une netteté choquante. Apercevoir un beau visage éveillait son excitation, et il changeait souvent d’itinéraire ou de wagon de train pour être plus proche de cette forme de beauté. …. C’était de la luxure, rien d’autre, et, parfois, la luxure s’apparentait à un genre d’idéalisme. Mais c’était aussi une part de sa nature qu’il haïssait… »

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06 février 2017

Le roman égyptien

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« Le roman égyptien »

CASTEL-BLOOM Orly

(Actes Sud)

 

Un court roman qui évoque le passage puis l’intégration en Israël des juifs d’Egypte après l’arrivée de Nasser au pouvoir. Intégration pas toujours évidente, les juifs d’Egypte étant porteurs d’une culture et de traditions mal comprises et donc mal tolérées par ceux qui les avaient précédés. Avec des rappels historiques : les origines espagnoles de ces juifs d’Egypte, leur installation sur les rives du Nil et l’effacement progressif du judaïsme au sein de leur communauté. Un récit qui entremêle les mémoires et permet d’aborder aux contradictions (de moins en moins évidentes ?) au sein de la société israélienne.

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