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« Les fureurs invisibles du cœur »

BOYNE John

(Lattès)

 

L’Irlande. Catholique et réactionnaire. Décortiquée tout au long de ce long roman. Des hauts et des bas. Une peinture virulente, rouge vif. Celle d’un premier chapitre qui raconte l’exclusion d’une communauté villageoise et de sa famille, à la fin des années 1940, d’une adolescente de seize ans par un infâme vaticancaneur. En public. Un dimanche. Lors de l’office. Catherine (l’adolescente) est enceinte d’un homme dont elle refuse de donner le nom. Catherine quitte le village et s’en va vivre à Dublin où elle trouve du travail. Puis né l’enfant, un garçon (Cyril), qu’elle confie à une institution évidemment religieuse. Laquelle institution trouve au bambin une famille adoptive, les Avery, dont il ne sera jamais vraiment le fils. Mais une famille de notables. Donc la vie de Cyril dans cette Irlande catholique et réactionnaire. La foule des préjugés. Dont, et en tout premier lieu, l’homophobie. Une violence latente qu’accompagne une intolérance de tous les instants. Un tableau sans concession mais qui dans la surabondance des anecdotes atténue très vite sa virulence initiale. Ce qui a contrarié le Lecteur.