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J’avais tout juste vingt ans.

Je dois à la librairie Rimbaud d’avoir découvert Philip Roth.

(Librairie Rimbaud – à Charleville -qui était alors la librairie Taquet.)

Librairie où le tenancier m’indiqua un ouvrage qu’il venait de mettre en place : « Goodbye, Colombus ».

Un recueil de nouvelles dont je fis l’acquisition.

Un choc littéraire.

Depuis, je ne pense pas avoir manqué un roman de cet auteur d’exception qui, dans ma modeste bibliothèque, occupe en la compagnie de quelques autres écrivains, une place centrale.

Même que quelques-uns de mes « amis » oublièrent de me restituer tel ou tel roman emprunté en cette même bibliothèque à l’insu de mon plein gré.

Romans auxquels j’ai substitué des « poche », ces « Folio » de chez Gallimard qui relaient les éditions originales.
Philip Roth est là, si présent.

Voilà quatre ou cinq ans, j’ai entrepris de relire son œuvre.

Dans l’ordre chronologique.

Après avoir lu le livre de Josyane Savigneau : « Avec Philip Roth ».

Un cheminement trop long que cette relecture.

Me manque le souffle pour accélérer le mouvement.

L’âge.

Irrévocable.

Heureux, infiniment heureux d’avoir à l’âge de vingt ans subi ce choc qui m’incita à accompagner Philip Roth avec un temps de retard au lendemain de chaque nouvelle parution.

Toujours enthousiaste.

Toujours passionné.

Une place exceptionnelle dans mon existence, qui façonna une belle part de l’homme que je suis devenu.

Un écrivain américain, comme un frère et un maître.

Que je salue ici.