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« Comment être double »

SMITH Ali

(L’Olivier)

 

Près de 600 ans. De la Renaissance italienne jusqu’à ce siècle qui est celui de George, une adolescente de seize ans. D’un peintre inconnu du Lecteur, Francesco del Cossa dont le « San Vincenzo Ferreri » est exposé à la National Gallery de Londres jusqu’à celle qui découvre l’œuvre et s’enthousiasme et se passionne. « On contemple les scènes au premier plan, maisq aussi derrière et encore derrière, comme si on pouvait voir, en perspective, jusqu’à très, très loin. Il y a également plein de petits détails, comme l’homme avec le canard. Ils ne sont pas neutres. Ils vous contraignent à regarder à la fois les gros plans et la scène en général. L’homme avec le canard illustre la cruauté quotidienne, si bien qu’il en devient presque comique. Cette scène se produit au beau milieu du reste. C’est une façon incroyablement intelligente de montrer à quel point la cruauté est ordinaire. »

Un bond dans le temps. Du jeune italien qui devient peintre et acquiert une indéniable renommée durant le siècle de la Renaissance jusqu’à l’adolescente anglaise dont la curiosité et l’émerveillement la poussent à scruter chaque détail de l’œuvre exposée au Musée. Comme pour découvrir la continuité. Donc leurs possibles ressemblances au fil des analogies entre les deux moments de l’histoire, celle qui est écrite et celle qui commence à peine à s’écrire. Les ingrédients d’un roman classique ? Ou une tentative d’inventer une autre approche de l’écriture du récit ?

 

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