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« Tout homme est une nuit »

SALVAYRE Lydie

(Seuil)

 

Bof. Rien qui ait pu surprendre le Lecteur dans ce roman à deux entrées. Du convenu. Et parfois même du conforme. Dans un village ordinaire, où le café (celui des Sports) est le lieu où s’expriment et se proclament, bien évidemment, tous les lieux communs, toutes les idées reçues. Le lieu, aussi, de l’exclusion. Un village provençal où le consommateur qui fréquente le dit café passe aisément du pastis au rosé (ou l’inverse). Les fort en gueule, dont le patron. Les suivistes. Les timorés. Ceux que ne découvre même pas l’intrus, avec ses aires de pas ressemblant, mais qui est un faux pas ressemblant, interdit de séjour dans l’établissement.

Deux strates du récit. La populaire et l’intellectuelle. Celle du café et de ses habitués et celle du professeur de français, coutumier de l’usage du subjonctif. D’un côté, quelques individus, pas vraiment moches, mais tout de même prêts à toutes les dérives. De l’autre, celui qui s’est exilé au village durant ce temps où il soigne un cancer. Seul. Osant un rapprochement avec une pas ressemblante. Et devenant dès lors un peu plus suspect aux yeux des autochtones.

Un Salvayre « facile » (en dépit de l’usage répétitif du subjonctif). Un Salvayre trop prévisible. Un Salvayre qui se lit. Sans plus.