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« Adieu sans fin »

HERMANN Wolfgang

(Verdier)

 

« C’est impossible, ce n’est pas vrai, ma vie gisait là devant moi, les yeux éteints, ma vie, mon fils, ma chair et mon sang, ma vie qui devait me survivre, en qui devait se prolonger ma vie, le meilleur de ma vie, mon fils bien-aimé… » Le deuil. Après que le père eut découvert le corps de son fils de dix-sept ans, sans vie. Une maladie banale mais aux fatales conséquences. Ce deuil que le père assume à travers l’évocation des souvenirs mais aussi dans la présence de celles et ceux qui furent les amis de lycée du fils. Dont Julia qui noua avec ce fils ce qui prit les apparences d’une histoire d’amour.

Un roman dans lequel le Lecteur s’est égaré. Malgré la brièveté du texte. Laquelle n’est pas densité. Un roman funèbre qui n’est ni Requiem ni Te Deum. Un roman qui tente de traduire l’égarement du père, de faire entendre les phrases de la culpabilisation. Avec les tentatives chaotiques non pas pour faire revivre le fils mais pour entretenir des parcelles d’une mémoire.  Un roman qui n’a pas « conquis » le Lecteur.