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« La Vie intérieure de Martin Frost »

AUSTER Paul

(Actes Sud)

 

Le film n’avait pas laissé un souvenir impérissable au Lecteur (qui, de temps à autre, se transforme en cinéphile). Contrairement à trois œuvres antérieures auxquelles Paul Auster avait été associé : Smoke, Brooklyn Boogie et Lulu sur le pont. La lecture du scenario vient, près de dix ans plus tard, modifier quelque peu son regard sur ce film. En l’éclairant. En entrouvrant des portes sur les questions que posent l’Ecrivain et Cinéaste. Sur le sens de la création artistique, bien entendu. Mais plus généralement sur celui de la vie.

L’Ecrivain (Martin Frost) enfermé dans une maison isolée au beau milieu des bois, là où il est censé travailler et en finir avec l’écriture d’un roman. Solitude du créateur, jusqu’à l’instant où il découvre une intrigante, une fascinante présence. Celle de Claire, une jeune femme qui se présente comme la nièce des propriétaires de la maison. La Muse ? L’Ecrivain se laisse emporter par des élans contradictoires, d’autant plus contradictoires qu’apparaissent des personnages incongrus.

Est-il nécessaire d’avoir vu ou de voir le film pour se lancer dans la lecture de ce scenario ? Le Lecteur ne le pense pas. Bien qu’il ait la certitude que les deux, film et scenario, s’enrichissent mutuellement.