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« Les comptes de ma tante Fé »

ENZENSBERGER Hans Magnus

(Alma)

 

Une leçon d’économie. Donnée par tante Fé (Félicité) à ses deux nièces et à son neveu. Tante Fé est riche et vit en Suisse. Un peu par accident. Les parents des deux filles et du garçon vivent la vie normale d’un couple allemand, dans un modeste pavillon que tante Fé ne fréquente pas, lui préférant, puisqu’elle est riche, la suite qu’elle loue dans un palace du voisinage.

Donc des leçons d’économie. Un peu à la façon de celles que dispensent en France les Economistes Atterrés. Quoique tante Fé évolue sur un mode plus littéraire et pédagogique. « Imagine un instant que tu puisses bâtir le plus grand des châteaux de cartes. Eh bien, le système financier fonctionne de la même façon. L’important, ce sont les cartes formant la base. Si tu en retires une, l’édifice peut s’effondrer. Cela fait peur à tout le monde. Voici pourquoi la banque possédant cette carte sensible n’a rien à craindre. On doit la sauver, quel que soit le prix. En cas d’urgence, la banque centrale ou l’Etat lui administrent une injection de liquidités et, là encore, ce sont les contribuables qui paient… »

Le Lecteur s’est senti à l’aise dans ce récit assez bien mis en scène pat le bientôt nonagénaire écrivain allemand. Et l’aventure finale, celle qui fait suite au décès de tante Fé, donc celle de l’héritage, ne manque ni de sel ni de piquant.