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« Le cri »

VILA Thierry

(Grasset)

 

Le Lecteur se situa constamment en marge de ce roman. Non en raison du roulis des vagues et de l’obligation qui lui fut faite de se tenir en permanence en équilibre instable sur le pont d’un navire. Mais c’est que l’indisposent les lieux communs, qu’il ne peut se faire à la récupération des idées préconçues. Le méchant qui, un exemple parmi d’autres, ne peut-être qu’un Serbe ayant commis les pires abominations lors de certaine guerre. (Alors que la France recèle de prototypes nombreux d’ignobles ordures non réductibles aux seules activités sexuelles…) Ce conformisme idéologique (puisqu’il s’agit bel et bien de choix idéologiques) irritent au plus haut point le Lecteur. Que n’apaisa que la rassurante présence d’une jeune chirurgienne, Lil, chargée d’entretenir l’état sanitaire de l’équipage. Une victime d’un avant mortifère, Lil ayant vécu le génocide qu’eut à subir le Rwanda.