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« Villa des femmes »

MAJDALANI Charif

(Seuil)

 

La nostalgie du paradis perdu. Le Liban des années 1950. Le Liban, versant chrétien. Où l’on vit a priori en harmonie avec les proches voisins musulmans. Une riche famille règne sur le village. Skandar est le maître du clan. Marie. Mado. Karine. L’épouse, la sœur, la fille. Deux garçons destinés à lui succéder. Luxe, calme et volupté. Sous le regard de celui qui est à la fois le chauffeur et le confident du Maître, celui qui narre la destinée du clan des Hayek. Une existence que rien ne semble pouvoir bouleverser. Sauf qu’au détour des années 1960, « ici, les contrariétés s’amoncelaient autour de nous, prélude aux grands chambardements que tout le monde se refusait à voir. » La mort brutale de Skandar. Puis un héritier présomptueux. L’hostilité entre l’épouse et la sœur. Et, dans le proche environnement, les premiers conflits qui deviennent très vite autant de guerres. La ruine qui menace. Les deux femmes qui s’affrontent au sein de leur microcosme.

Passionné durant toute la phase de découverte de cette saga familiale, celle au cours de laquelle l’Auteur installe ses personnages, le Lecteur s’est ensuite dissipé, ce que l’a conduit tout prêt du seuil, là où commence non pas l’ennui mais le désintérêt. L’histoire contemporaine du Liban, dans ses grandes lignes, lui était connue. Le récit qu’y greffe l’Auteur, son parti pris « chrétien », même s’il s’inscrit dans les limites du supportable, ont fini par insupporter le Lecteur qui ne s’intéressa qu’à la description des affrontements puis à la réconciliation des deux femmes, l’épouse veuve et la sœur, encloses dans la villa.