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« Lisières des corps »

RIBOULET Mathieu

(Verdier)

 

Le Lecteur savoure l’écriture si pure, si limpide de Mathieu Riboulet. Y compris, ici, dans cet exercice ô combien difficile qui consiste à traiter du désir, de l’attirance sexuelle et des jeux qui en découlent. Six portraits laissent entrevoir ce que chacun des corps approchés, des corps effleurés, des corps offerts ou refusés fait naître l’intensité de l’émotion, son exaspération. Dans ces jeux qui semblent parfois préluder à la mort mais qui sont aussi la rencontre de l’autre dans ce qu’il y a de plus éphémère. « Les filles si on honore un homme, si on le tue, si on l’aime, si on le plaint, le pleure ou l’abandonne, il faut savoir son nom, ce sont nos noms, idiotes, qui nous fondent et nous donnent plus d’épaisseur d’un chien, plus de joie qu’une mouche, plus de mémoire qu’un écureuil, ce sont nos noms qui trient les tueurs et les victimes… »