je ne retrouve personne

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je ne retrouve personne »

CATHRINE Arnaud

(Verticales)

 

Aurélien s’en revient dans la maison de son enfance, en bord de mer, sur la côte normande. Ecrivain vaguement établi, il est chargé de négocier pour le compte de ses vieux parents la vente de cette propriété. Il n’est a priori venu à Villerville que pour quelques jours. Mais englué dans une sorte d’ennui, peu confiant en la qualité du travail littéraire qu’il accomplit et pensant retrouver des traces de ce que furent ici son enfance et son adolescence, il prolonge son séjour. Seul dans la demeure, il soigne sa dépression en puisant dans la cave laissée par son père les remèdes les moins coûteux et les plus efficaces. Ses rares sorties lui permettent de retrouver une vieille et étrange amie de la famille, mais aussi la piste de des deux amis qui le tourmentèrent lors de ces années de lycée.

Presque malgré lui, le Lecteur s’est laissé enclore dans ce récit qui semble pourtant accumuler quelques poncifs : la famille bourgeoise, la maîtresse volage et sa mignonne petite fille, l’aîné autoritaire, l’ami d’autrefois qui dissimula à la va comme je te pousse son homosexualité… Et pourtant, toujours aux yeux du Lecteur, ce roman-là fonctionne plutôt bien. Il suggère un reflet proche de la réalité d’un certain désenchantement, d’un mal de vivre, d’une souffrance larvée dans un monde où prévalent les égoïsmes.