C’est un vieillard à peine mourrissant qui fut installé voilà fort longtemps Quai Conti, à Paris, en ce mouroir vers lequel convergent les plus huppés des plumitifs franchouillards.

C’est un vieillard qui, Figaro-ci, Figaro-là, présente plutôt bien sur les plateaux où la Médiatouillerie convie celles et ceux qui n’ont plus rien à dire.

C’est un vieillard dont les romans suscitent une béate admiration au sein de ces confréries littéraires soumises aux règles du respect immodéré affiché à l’égard de celui qui appartient à la même écurie éditoriale.

C’est un vieillard dont raffolent les évanescentes bourgeoises qui s’entrecroisent dans leurs immodestes salons.

Oui, mais voilà.

Voilà qu’il fallut élire un successeur à feu Félicien Marceau.

Le candidat à la succession ne fut rien d’autre qu’un Philousophe, accessoiriste issu des ruines du maoïsme et arrimé désormais à de marinasseuses pensées.

Ce candidat n’eut pas l’heur de plaire à tous les membres de l’Académie.

Mais il fut ardemment défendu par le vieillard mourrissant.

Lequel s’en prit à Dominique Fernandez (écrivain que j’apprécie et opposant déterminé à l’irruption du Philousophe) en des termes recherchés qui font l’originalité de la Rustine délayant son immense talent au service de la cause de la famille Dassault.

Je cite le Canard Enchaîné : « Ce n’est pas la première fois que je prends position publiquement. Lors de l’élection de Marguerite Yourcenar, j’avais fait savoir que je la soutenais, mais peut-être que cela vous a-t-il gêné, peut-être n’aimez-vous pas les femmes, il y a des rumeurs en ce sens, me semble-t-il… »

Cela se passe de commentaire.

Un banal propos d’ormessomophobe.

Dans lequel le vieillard à peine mourrissant révèle la part cachée d’une personnalité ancrée depuis toujours du côté dextre de la franchouillarde société.

Je ne doute pas un seul instant que Louis Aragon, dont le vieillard à peine mourrissant parle parfois en termes fort élogieux, eût souffleté le visage de l’Infâme.